Toujours à Meganisi.
On décide de rester sur ce mouillage ce vendredi. Journée tranquille à plonger, nager avec le masque l'eau est magnifique, bleu lagon. Une foultitude de poissons à observer, à suivre sars, girelles royales, castagnoles, saupes, oblades, un rouget surmulet avec ses barbillons, des blennies et quelques crevettes qui viennent lécher les pieds quand on sort de l'eau dans les rochers. Baptiste se balade avec l'annexe.

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Le soir on retourne à Katomeri. Au passage un oratoire au bord du chemin comme on en voit partout.

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On est vendredi il y a musiki à la taverne. On retrouve Maria qui nous accueille comme si elle nous connaissait depuis toujours. . Mais le clavier est en panne, no musiki.. A la place c'est un matche de foot Belgique Brésil. Il y a de l'ambiance.. Et voila que la Belgique se qualifie et jouera contre la France en ½ finale.. résultats que l'on communique immédiatement à Bérénice et Daniel aussi passionnés de foot que nous mais pour l'occasion…. Mais la mousaka était excellente.

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Samedi matin je me réveille très tôt 6h, incroyable je photographie le lever du jour dès les 1eres lueurs  magnifique.

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Puis on part à pied à 9h à la fraîche jusqu’à Vathy, la grande ville de l'ile. Jus d'orange frais hummmm et fresco expresso la nouveauté de l'année.  Il est fait avec du vrai kf tandis que le kf frappé avec du nescafé.. La route du retour est agréable , on domine la baie et on voit India qui nous attend tranquille.  
On part à midi vers une petite île Kalamos que Bérénice et Daniel nous déconseillent. Du coup on va jusqu’à la suivante Katos par le nord. Belle traversée bien ventée, Baptiste se débrouille bien à la barre. Très joli petit port et plage sauvage. On mouille parmi 3, 4 voiliers avec l'orin pour voir notre ancre. Après midi farniente. On nage, Baptiste a pris goût à ramer dans l'annexe, il part se balader.  Gaffe au vent qui souffle bien pour pouvoir revenir. Super quand les mouillages sont ventės on n'a pas trop chaud et il n'y a pas de moustiques.. Vers 19h on va à terre visiter ce petit port jusqu’à un moulin à vent sur la colline qui a encore ses ailes, on boit un coup en face du ferry qui ravitaille l’île. Pas de supermarché, pas d'eau, et on ne dépose pas les ordures.  On voit débarquer un rom avec son fils qui déchargent des caisses et des caisses de légumes pour vendre aux iliens. Ils déchargent aussi des piquets de tente. Ils vont dormir sur place à côté de leur étal, le ferry ne repartant que le lendemain.
On retourne sur India à la nuit.. Toujours très venté, des rafales. Tout à coup on se rend compte qu'on a vraiment dérapé, on se dirige sur nos voisins suisses.. Arrêt du riz qui cuisait..  Tout le monde à la manœuvre .. On relève l'ancre et l'orin à la frontale. Toujours un grand moment de relever cet orin bien lourd, Baptiste s'en charge.. Tout en maintenant une grosse bouée ronde pour ne pas percuter les voisins. De nombreux voiliers sont arrivés pendant notre absence. On zigzague entre eux à la recherche d'un endroit favorable pour jeter l'ancre. Inutile de chercher du sable la nuit.. On tourne on tourne on tourne après s’être fait pourrir par un voilier « ce n’est pas l'heure pour mouiller vous êtes trop près de moi…. » De quoi je me mêle, ca arrive à tout le monde de déraper.. . Bref au final on finit par se tanquer comme on peut  au milieu de l’entrée du port. Il est 23h, la manœuvre à été bien menée l’équipage se congratule et se réjouit en mangeant enfin notre riz. . Ensuite difficile de dormir.. Peur de déraper a nouveau. On prend des repères à terre, on les perd. Je m'installe avec un livre sur le pont et veille. Je propose à JJ de faire des ¼ de veille, mais le vent va enfin se coucher et nous aussi.


Dimanche matin, réveillés tôt nous décollons à 8h. On part vers Ligia le long de Lefkada. On pense prendre le canal et le pont levant (et non levis) demain puis retourner dans le golfe d'Amvrakia avec Baptiste, car mine de rien on remet le voilier hors d'eau jeudi 12 prochain.. ça se rapproche..
On longe Katos à la voile, petit vent bien établi sympa, un monstre préhistorique nous surveille d'un œil il n'ouvre pas sa gueule pour nous happer quand nous passons le cap. Entre les 2 îles Katos et Kalamos une succession de montagnes boisées et de plus en plus brumeuses se succèdent à l'infini. J'aime naviguer à cette heure là. Ça n'arrive pas souvent car le vent se lève l' après midi. En fait c’est compliqué car si on attend le vent de l’après midi, on arrive tard dans les mouillages et c'est plus délicat de s'ancrer (enfin  ça ne s'est pas vérifié à Katos, quand on a mouillé l’après midi il y avait très peu de voiliers ça nous a pas empêché de déraper.. . .).
Et nous voici à Ligia ou on récupère de nos émotions.  
Repas du dimanche avocat un peu flétri certes, maquereaux à la moutarde au four, pommes de terre vapeur et tomates à la provençale, et gâteau aux amandes du dimanche.. On blague avec Baptiste et son humour décalé.. Puis autant dire sieste l’après midi..That's it..
Dans la soirée une taverne les pieds dans l'eau nous tente bien. On arrive directement en terrasse avec notre annexe. Le serveur nous prend l'amarre et on s'installe au tout au bord de l'eau. Chaises et tables bleues, murs blancs, la carte postale pour touristes.

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Retour dans le noir,  toujours aussi sympa de chercher son bateau en pleine nuit.

Mardi matin retour à terre (en suivant les indications par téléphone de Bérénice notre guide du voilard) par un petit chemin au bord de l'eau on arrive très vite à la boulangerie et au supermarket.  Et vite, si on se bouge on va arriver à avoir l'ouverture de 11h au pont de Lefkada. On prend le canal à fond des 18CV de notre moteur qui n'est jamais allé aussi vite. Arrivera ?  oui ? non ? oui ? on repasse devant le quai qui nous a retenu 8 jours. On double un gros yacht qui n'apprécie pas du tout. Lui d'un petit coup d'accélérateur il aura tout le temps de passer, nous on est à fond et on n'a pas envie de voir le pont se refermer juste devant nous. Finalement on passe ! Mais à peine en mer le gros  à fond de ses 1000 CV nous passe juste à côté, histoire de nous faire valser dans sa grosse vague juste parce qu'il s'est vexé d'être doublé par notre pédalo à voile. Un bon vent nous pousse vers Preveza, Baptiste impeccable à la barre. Arrêt repas au mouillage de Preveza,  ca commence à bien souffler. La matelotte propose de partir juste avec le génois, excellente idée car on va vite se retrouver vent arrière avec 20 nds. Une belle navigation jusqu'à ormos Koukounitsa où on mouille à l'abri du vent derrière un bosquet de la petite île. Un petit tour dans Vonitza, pour un wifi et quelques courses. Le vent tombe, le soleil descend sur l'horizon, petit moment magique. Il faut en profiter jeudi on remet India à terre...