Pas de nouvelles ces derniers jours car on était dans une crique sympa, sans téléphone ni wifi. Mais on va essayer de se rattraper.

Vendredi 8. On est resté hier dans  ormos Atheni sur l'île de Meganisi à  regarder les bateaux de loc arriver les uns après les autres.. Impressionnant l'organisation, pas besoin de tv.. Bon ok, j'ai loupé Roland Garros, ce sera pour l'an prochain peut être..  
Le soir on se retrouve avec Bérénice et Daniel (qui sont à  ormos kato Elia, la baie voisine) à la taverne de Katomeri, bouzouki, clavier, percus, voix sont prévus. En fait c'est le fils d'Elena la tavernière qui assure l'ambiance.. On fait travailler toute la famille.. je danse les ½ sirtos (je ne sais plus le nom..  l’ai-je jamais su ?), kalamatianos…avec la fille d’Elena, serveuse, chanteuse, danseuse. Le petit fils 7 ou 8 ans,  chante au micro très fier.. . Bérénice danse aussi.  On est une petite ronde malgré tout..

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Puis un homme se lève, c'est son moment à lui : il se déploie sur un zebetico, la danse des tavernes. Une femme est un genou à  terre, l’encourage en claquant des mains. Nous l'encourageons aussi.. D'autres hommes lui succèdent un par un et toujours les amis ou la famille un genou à terre pour l'encourager et pour ne pas qu'il s'envole trop haut.  On alterne, une danse pour les filles, un zebetico pour les hommes, etc. .. Je vais saluer Elena que j'ai eu au tel pour réserver le matin. On est adopté par les danseurs et clients qui l'heure avançant sont de plus en plus grecs..
Retour vers 1heure par un petit chemin dans les oliviers. Puis sous les étoiles jusqu’au bateau à la rame dans l'annexe.  


Samedi 9. On se lève tôt pour une petite balade à pied jusqu'à Vathi , le port de Meganisi. On y était venu en 2003 avec Jade et Lou sur une barque qu'on avait louée à Nidri. Quelques achats à l'épicerie, un arrêt pour « ena helenico kafé metrio « (on commence à connaître le vocabulaire de survie) et retour au bateau après une bonne douche à l'épicerie d'en face.  
On profite de la fontaine sur le bord de la route pour refaire le plein d'eau avec des jerrycans. On a consommé 10l en 4 jours, tout va bien…

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20180612_180836Dans nos balades on en croise  des centaines, accrochées à leur toile au milieu des chemins. Celle là doit faire 2 ou 3 cms. Donc celui qui est devant avance avec une baguette en faisant des moulinets pour ouvrir le passage.

Après le repas on lève l'ancre en dérangeant le norvégien qui avait jeté la sienne sur la nôtre. Direction Ithaque si le vent a tourné. Et non, à la sortie du golfe il est encore plus fort et de face. Donc clignotant à droite et on rentre dans la crique d'à côté. On s'y installe en attendant que le vent tourne. En essayant de ne pas faire comme le norvégien. On est à ormos kato Elia.. Yapalfeu est là..  


Dimanche on va boire le kafé (helenico  kafé ou kafé frapé ) ou fresco portokali (oranges pressées) pour moi à Katomeri tous ensemble..  mais hélas plus de tiropita à la boulangerie ..  On papote trainasse sur la petite terrasse à l'ombre.  
Dans l’après midi on décide de partir jusqu’à Ithaque avec le vent qui se lève vers un mouillage sauvage au nord est de l'île : ormos Agios Nikolaos.. Le vent ne sait pas ce qu'il veut, il tourne un peu dans tous les sens puis se stabilise. Il est presque de face. On est au près,  les voiles bordées de 14 à 17 nds. Puis il monte, 19 à 22 nds. Jean Jacques barre. Pour une fois il n'y a pas de route à faire, Yapalfeu est devant on se contente de le suivre… Qu'il en profite.. et puis il faut le tenir,  car on n'a pas pris de ris … L'allure est agréable, on avance bien jusqu’à 6 ou 7nds.. Allez je reprend la barre et je m’éclate malgré les rafales..  ça monte .. entre Lefkada et Ithaque effet venturi, accélérations soudaines, il faut tenir… On se régale, on se relève à la barre. Quand on se rapproche de la côte, on vire de bord bien synchro.. yes…. Le vent sous cette amure monte jusqu’à 25 nœuds. Pour rejoindre le mouillage on doit serrer encore davantage le vent, on part au lof . Alors on affale les voiles pour finir le dernier ¼ d'heure au moteur.. une dizaine de voiliers sont ancrés. On s'y reprend à 2 fois pour mouiller, car les fonds à l'ouest sont des rochers pointus serrés les uns contre les autres comme JJ le constate après plongée, le truc impeccable pour perdre l'ancre et la chaîne. La 2 eme est la bonne mais on est bien proches de Yapalfeu presque à lui faire des bisous. On remouille  un peu plus loin le lendemain quand les autres voiliers ont levé l’ancre..

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20180612_090229Dernière les oliviers, la plage.


A terre une cantina sous les eucalyptus ouvre tenue par Margarita et Leonardo, c'est l'heure de l'ouzo frites souvlakis .. On rencontre Tonno Subito first 41 pieds nos voisins de mouillage. Il est anglais, elle est italienne..  Il commence par « on a un Bénéteau , français, bof pas terrible. ». on n'a pas creusé pour savoir pourquoi il n'était pas top, car pour nous c'est un bon voilier, bien marin.. Ni Daniel ni JJ ne cracheraient dessus..  bref la discussion est engagée et on rigole bien.. Le soir on veut faire des grillades sur la plage avec de l'agneau. Margarita et Leonardo nous proposent d'utiliser leur barbecue pour ne pas avoir d'ennuis avec la police.. Du coup quand on arrive à terre, ils ont préparé le feu, nous offrent des poivrons doux et forts de leur jardin.. Que demander de plus !!

20180611_202617Le barbecue de la kantina

Nuit bien ventée, un joli 2 mâts turc décroche dans la nuit. Au matin il n’est plus là.  
Mardi, réveillée tôt, je contemple le jour qui se lève.. A 9h on part tous les 4 à pied à Frikes par la piste dans la montagne pour aller boire kafé et jus d'orange frais. Il faut dire que les orangers et citronniers sont chargés de fruits.. ça donne envie.. accompagnés de tiropitas et de pita aux épinards.

20180612_093756Un oratoire au bord de la piste en pleine montagne.

Les hommes rentrent tous les 2 avec Philos qui court après les chats dès qu'il peut. Bérénice et moi allons voir les 2 boutiques, on erre dans le village, on suit un chemin à l'ombre qui va à l’opposé de notre destination, Mais il est à l'ombre.. Puis on rencontre Margarita qui nous prend en stop au retour . Après les quelques frites du midi, Daniel en trépigne d'impatience, on se casse la figure du banc pendant la séance photos.. Du grand délire. .

20180612_175305À gauche l'île d,Agios Nikolaos, devant India au mouillage, au fond Yapalfeu qui s'en va.

Yapalfeu quitte le mouillage en fin d'aprem. Nous on reste, on donne une bouteille de vin a Margarita et Leonardo, puis on va visiter la plage déserte d'à côté.. de la sauge très odorante, des amandiers, oliviers, moutons se partagent la place. La mer est turquoise avec des couleurs magnifiques surtout avec les lunettes polarisées. Comme hier soir le vent est fort. Il ne tombera que tard dans la nuit.